Du thé pour… MAIGRIR !!

Ce slogan est utilisé à tout va depuis des années, mais il peut être utilisé pour le Pu’erh (notre thé favori) tant ses propriétés sont intéressantes. Ci-dessous dans le journal La Mode Illustrée d’avril 1924, un thé était préconisé contre l’obésité.
Thé mexicain du Dr Jawas Mode illustrée magazine avril

« L’obésité détruit la beauté et vieillit avant l’âge ; si vous voulez rester toujours jeune et mince, prenez / du Pu’erh 🤔/ et vous maigrirez sûrement et lentement, sans fatigue et sans aucun danger pour la santé.« 

« C’est une véritable cure végétale et absolument inoffensive« .

Pourquoi le Pu’erh équilibre-t-il notre poids ? Certaines des études effectuées sur ce type particulier de thé montrent que ses effets enzymatiques stimulants sont capables de réduire la taille des cellules graisseuses dans le corps, facilitant ainsi leur métabolisation en énergie utilisable et contribuant de manière significative à la perte de poids. Outre ces caractéristiques, les bienfaits du thé Pu’erh en médecine chinoise sont :

  • réduction du Cholestérol.
  • un purifiant naturel.
  • une aide à la digestion.
  • une aide à la perte de poids.
  • réduit le stress et aide à mieux dormir.
  • prévient des maladies.

Concernant la perte de poids, le processus de lipogenèse (création de graisse par le foie) est atténué par la consommation de ce thé traditionnel (le Pu’erh). De plus, la caféine que l’on trouve dans le pu’erh déclenche la sécrétion d’hormones comme l’épinéphrine et la noradrénaline, qui augmentent la mobilisation des acides gras emmagasinés dans les cellules adipeuses.


Cela permet à votre corps d’avoir un accès plus facile pour l’utilisation des acides gras stockés comme carburant (et non pas de les garder au niveau du ventre). Enfin, il a été cliniquement prouvé que le pu’erh augmentent les niveaux cellulaires de lipase hormono-sensible qui bloque efficacement l’accumulation de graisse viscérale. Il s’agit d’une enzyme essentielle qui « déverrouille » les cellules adipeuses afin que leur contenu puisse être vidé.
Il est important de noter que le thé pu’erh n’est pas un régime à la mode ou un remède miracle, son utilisation dans le but d’une éventuelle perte de poids, comme toutes autres méthodes, exige de la persévérance et de la détermination. Vous ne remarquerez pas les résultats en un instant. Au lieu de cela, vous constaterez une amélioration graduelle de votre niveau d’énergie, de votre bien-être général et, en dernier lieu, une perte de poids graduelle, à condition que vous soigniez en parallèle votre mode de vie (sommeil, alimentation, exercice).
Dans une étude française, les participants ont enregistré une perte de poids de 2 à 5 kg sur une période de deux mois. Pour obtenir les meilleurs résultats, suivez une alimentation saine et faites régulièrement de l’exercice… Buvez votre thé pu’erh environ une heure après chaque repas.

THÉ BLEU… mais ce n’est pas du thé !

Quoi de plus agréable que de manger et de boire des aliments qui soient bons au goût, beaux au regard et bénéfiques pour notre santé ?

La nature est pleine de ces merveilles parfois totalement méconnues. La Clitoria Ternatae en fait partie. Cette fleur est un colorant naturel qui vous permettra de colorer vos boissons dans une gamme allant du bleu intense au violet pourpre (selon la dureté de votre eau, associée à un peu de jus de citron, vous pouvez obtenir une multitude de teintes). Un réel émerveillement !


V014 Clitoria ternatea boisson fleur bleu naturelle originaire d'Asie Butterfly flower tea     V014 Clitoria ternatea boisson fleur bleu naturelle originaire d'Asie Butterfly flower tea


Proposées en sachet de 90 fleurs ou en boîte de 200 fleurs (sold out).


Cette fleur est utilisée depuis des siècles dans la médecine ayurvédique ; elle permet entre autre d’améliorer la mémoire, elle agit aussi contre le stress et l’anxiété, mais elle est surtout réputée pour ses effets sur les yeux, sur la peau et sur les cheveux. Sa capacité à faire baisser le taux de glucose dans le sang sera appréciée par les diabétiques.
Infusées dans de l’eau chaude, quelques fleurs séchées permettent de pigmenter l’eau d’une belle teinte allant du bleu clair au bleu intense (selon la quantité de fleurs, la température de l’eau et le temps d’infusion). Si vous y ajouter un peu de jus de citron, vous verrez cette magnifique couleur se transformer sous vos yeux en un superbe mauve / violet… l’expérience est à faire !

clitoria cocktail colorant naturel


Cette fleur est préconisée si vous avez des problèmes de cheveux (perte de cheveux ou une couleur qui n’est pas uniforme). Si vous avez une vision floue, les yeux larmoyants ou sensibles, si vous souhaitez renforcer vos yeux des effets du soleil, si vous souhaitez prévenir le glaucome et les cataractes, vous apprécierez cette fleur. C’est aussi un diurétique léger (qui régule votre système digestif) et un bon complément pour les femmes qui ont des problèmes de menstruation.


De façon générale cette fleur regorgeant d’anti oxydants est bonne pour nous.

Et pour les amateurs de cuisine originale, cette infusion colorera naturellement vos plats de façon surprenante ; les indonésiens et les malais colorent ainsi leur riz, mais les applications sont bien plus vastes ! Et les amateurs de cocktails ne pourront plus s’en passer. Voyez ce site en anglais,
How to make color changing alcohol (Vodka, Tequila and Gin), sur www.theflavorbender.com.

Il est néanmoins recommandé de ne pas en abuser ;
La quantité quotidienne recommandée est de 7 fleurs par jour et par personne.


Clitoria Botanical   Clitoria Botanical    Clitoria Botanical


 

Quelle différence entre Pu’erh Vert et Pu’erh Rouge ?

Article à venir prochainement 🤗

Le thé Liu Pao / Liu Bao ; son histoire et ses propriétés…

Le thé Liu Pao (Camillia sinensis) est un thé issu de la province de Guang Xi dans l’État de Wu Zhou, au sud-ouest de la Chine. Les théiers de Liu Pao sont plantés dans les montagnes entre 1000 et 1500 mètres d’altitude (à l’abris de toute pollution) ou dans des canyons, où la brume est très fréquente et l’ensoleillement très court, ce qui favorise la croissance des théiers et le développement de feuilles de qualité supérieure. Ce thé a toujours été consommé pour ses multiples propriétés, dans la médecine traditionnelle chinoise.

Le thé Liu Pao (ou Liu Bao) est un thé sombre post-fermenté qui entre dans la même catégorie que le Pu’erh. Il est fermenté plus longtemps que le oolong mais moins que le thé noir. Sa méthode de production traditionnelle est un procédé long et délicat, comportant de nombreuses étapes.

A la fin du XVIIIe siècle, ce thé était très prisé sous l’empereur Jia Qing ; il était alors classé parmi les thés les plus célèbres de Chine. Sa capacité à effacer la chaleur interne et l’humidité en a fait un thé très populaire parmi les ouvriers chinois qui sont venus en Malaisie au tournant du XIXe siècle. Une grande partie de la production était alors exportée à Hong Kong, à Macao et en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie. Après une longue journée de travail sous le soleil brûlant d’Asie du Sud-Est, les Chinois consommaient le Liu Pao pour apaiser leur soif, mais aussi pour soulager rapidement les constitutions brûlantes.

 

Aujourd’hui, il suscite de plus en plus d’attention en Chine comme dans le reste du monde, les amateurs de thé redécouvrant ses bienfaits pour la santé.

 

Il peut-être bu avant le repas pour nettoyer les intestins, ou après le repas pour faciliter une meilleure digestion. Comme des tests scientifiques l’ont montré, outre les acides aminés, les vitamines et les oligo-éléments, le thé Liu Pao contient également une plus grande quantité d’enzymes lipases que les autres thés.

 

Quels sont donc les avantages et les propriétés du Liu Pao ?

 

Comme le puerh il a des effets puissants sur la décomposition des graisses et abaisse le cholestérol. Il peut aussi renforcer l’estomac. Mais en voici d’autres :

 

  • il abaisse la tension artérielle et prévient l’artériosclérose.
  • il contribue à la réduction de la graisse corporelle (dans le cas d’une consommation 30 minutes après le repas).
  • il efface la chaleur interne et l’humidité.
  • il soulage de la fatigue.
  • il limite des effets négatifs des radiations (cancers).
  • il aide à la digestion.

L’idéal est d’utiliser une eau bouillante d’environ 95 à 100 degrés pour préparer un bon Liu Pao. Il est préconisé de « laver » les feuilles de thé une ou deux fois (en jetant la première eau) avant de consommer vos infusions. Si vous utilisez une théière Yixing, un temps d’infusion compris entre 1 et 2 minutes suffit généralement. Mais si vous aimez un thé plus fort, vous pouvez laisser infuser plus longtemps.

Voir notre blog : Comment préparer le Puer / Pu’erh et le Liu Pao ?

Comment préparer le Puer / Pu’erh et le Liu Pao ?

Quand on goute au puer pour la première fois en Chine, il y a de quoi être étonné… la théière utilisée semble tout droit venue de la dinette d’une fillette et la première infusion du thé est jetée !! Mais pourquoi donc ?

 

Les chinois préconisent l’utilisation de théières en terre de petite capacité (généralement moins de 200 ml et parfois même moins de 50 ml). La terre de Yixing est la plus réputée et ces petites teapot ou théières sont très recherchées et collectionnées. Nous utilisons les nôtres tous les jours !

 

Pourquoi de si petites contenances nous demanderez-vous ?

C’est la façon de faire asiatique, traditionnelle, qui permet de varier les gouts d’un thé, selon le degré d’ouverture des feuilles.

Théières et tables à thé en bambou avec deux tea cup de puer ou pu'erh

Théières et table à thé en bambou…

 

Comment préparer le Puer ou le Liu Pao, en quelques étapes :

 

  • La théière est rincée à l’eau bouillante.
  • Le thé est placé dans la théière, environ 5 grammes pour une petite théière.
  • Le thé est recouvert d’eau bouillante.
  • Après une vingtaine de secondes, l’eau est jetée (cette eau sert aussi à rincer les tasses et à les réchauffer).
  • De l’eau bouillante est à nouveau versée sur le thé et après une dizaine de secondes ; cette infusion est servie dans de petites tasses. Le thé qui reste et qui n’est pas bu immédiatement est lui aussi jeté.
  • Quand les personnes ont discuté et dégusté leur thé, de l’eau chaude est à nouveau versée sur le thé qui est servi après une infusion d’une dizaine de secondes (plus ou moins selon les gouts des personnes présentes).

Gaiwan

Le Gaiwan, alternative à la théière Yixing.

Voici l’avantage de cette façon de faire ; une quantité de thé (5 grammes) ne donne pas un seul thé (que l’on aime ou que l’on n’aime pas), mais donne plutôt des thés qu’il est possible de moduler en fonction des gouts et des humeurs. Vous aurez ainsi la possibilité de gouter des infusions assez fortes (en laissant infuser plus longtemps) ou d’autres plus fines et plus légères (en limitant le temps d’infusion). Car le puer a cette particularité de dévoiler progressivement des saveurs… nos 5 grammes de thé dans une théière de 200 ml peuvent être utilisés une dizaine de fois successives (parfois plus et parfois moins, selon le temps d’infusion que vous préférez), ce qui donne au final au moins deux litres de thé. Bu en petites tasses, ça vous donne le temps de passer un bon moment en compagnie amicale à commenter les saveurs ou à discuter de toutes autres choses…

Le thé en Asie, c’est aussi ça ; un agréable moment de convivialité.

Tea shop KL

Quand on découvre le Puer on ne sait pas encore si préfère le puer vert, ou le rouge, si on préfère un thé léger ou plus fort…


Cette façon de le préparer vous permet d’essayer et au final de connaître vos préférences !

 

Mais si cette technique (dite Chinese Gonfu Way en petite théières ou en Gaiwan) a notre préférence, il ne faut oublier la Western Method, transposée de nos habitudes européennes et anglo-saxonnes. La même quantité de thé peut être infusée dans une grosse théière de porcelaine (ou autre matière) et il faut alors laisser infuser plusieurs minutes (autour de 5 minutes). Cette façon de faire est moins contraignante et permet d’obtenir une plus grosse quantité de thé et un certain gain de temps… Nous avons une cliente qui infuse chaque matin un demi mini Tuo Cha (soit 3-4 grammes de thé) dans sa théière, entre 5 et 8 minutes, suffisamment pour remplir trois bols. Et elle apprécie cette façon qui correspond à ses besoins et à ses gouts. Donc ce n’est pas la peine de se mettre trop de pression !

Façons et méthodes pour infuser le puer

Deux méthodes pour infuser le puer…

Attention, cette façon de faire n’est possible qu’avec du Puer rouge ou du Liu Pao. Si vous faites la même chose avec du Puer vert, il y a de forte chance que vous ne soyez pas capable de boire le thé. Une autre cliente a essayé et l’a servi à son mari qui a immédiatement recraché la première gorgée !! L’amertume est concentrée, ce qui le rend quasiment imbuvable.

Un bon thé vert n’a besoin que de quelques secondes pour s’infuser,

mais il est possible d’utiliser un mini Tuo Cha une dizaine de fois de suite pour que les feuilles s’épanouissent complètement. Nous apprécions particulièrement ce mini Tuo Cha du Puer vert et ses meilleures infusions sont entre la 4e et la 7e.

Retour du Népal ; les produits en feutre, « une belle histoire… » !

3 Népal Sous tasse ou dessous de tasse en feutre Laine de Nouvelle Zélande transformée au Népal dans la Vallée de Katmandou Artisanat du Népal et Commerce équitable

Notre rubrique « Népal ».

 

Outre le thé, certains produits ont notre affection un peu particulière et nous aimerions les développer plus pleinement ; les objets de décoration et d’art de la Table, visibles dans la rubrique NÉPAL.

Le contexte…

Tous les dessous de tasse / dessous de plat et autres objets en feutre que nous y proposons sont réalisés dans la vallée de Katmandu (au Népal) à partir de laine importée de Nouvelle Zélande (pour l’excellence de sa qualité). Lors de notre dernier séjour au Népal en février/mars 2019, nous avons eu le privilège de visiter les lieux de productions. On nous avait annoncé, lors de notre précédent voyage en octobre, que nous pourrions visiter l’usine. Nous avions déjà flashé sur ces articles, mais avec notre expérience d’occidentaux, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre…
Arrivés sur place, tous nos doutes se sont dissipés ; le mot usine était clairement une exagération et l’expression atelier correspond plutôt à la réalité.


N002 Sous tasse ou dessous de tasse en feutre Laine de Nouvelle Zélande transformée au Népal dans la Vallée de Katmandou Artisanat du Népal et Commerce équitable Décoration de table

N002

N005 Sous tasse ou dessous de tasse en feutre Laine de Nouvelle Zélande transformée au Népal dans la Vallée de Katmandou Artisanat du Népal et Commerce équitable Décoration de table

N005

N020 Sous tasse ou dessous de tasse en feutre Laine de Nouvelle Zélande transformée au Népal dans la Vallée de Katmandou Artisanat du Népal et Commerce équitable Décoration de table

N020

N019 Sous tasse ou dessous de tasse en feutre Laine de Nouvelle Zélande transformée au Népal dans la Vallée de Katmandou Artisanat du Népal et Commerce équitable Décoration de table

N019

 

 

 

 

 

 


Laine brute

Ce travail de la laine est historique au Népal, mais jusqu’au début des années 2000, c’était un monopole d’état, avec des usines d’état (comme en Chine). Si l’importation de la laine est toujours centralisée au niveau de l’Etat népalais, celui-ci vend désormais la matière première aux différentes entreprises de la vallée de Katmandu. Cette entreprise n’a donc qu’une quinzaine d’année d’existence et elle se développe au fur et à mesure en employant plus de personnes. Le directeur, qui nous servait de guide et de chauffeur lors de nos visites, nous a confié espérer pouvoir ouvrir prochainement un autre lieu de production.


Laine stockée

Laine teintée stockée sur un toit en terrasse.

Couture boules

Atelier de couture pour les boules de feutre.

L’entreprise avec laquelle nous travaillons a deux points de vente et trois ateliers de production, principalement pour l’exportation (Corée, Japon, USA, Danemark, Russie, UK etc). Au total ce sont près de 200 personnes qui transforment chaque mois cinq milles kilogrammes de laine en objets de décoration. La grande majorité des employés sont des femmes de la vallée. Nous avons pu nous assurer de la qualité de leur condition de travail et du fait qu’aucun enfant n’y travaille ! Au fur et à mesure des explications et de notre observation nous avons compris qu’elles étaient payées en fonction de ce qu’elles produisent ; et elles produisent en fonction de la demande.

Atelier

Un des ateliers.

 

Découpage lino sèchage

Découpe des gabarits / séchage.

Rappelons que le Népal est un pays vraiment pauvre (25e pays le plus pauvre au monde en 2018 avec 70% de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté extrême) et que beaucoup de travailleurs, hommes et femmes, sont contraints d’aller travailler à l’étranger (pays du Golf, Malaisie, Japon, Australie, etc) afin de faire vivre leurs familles et leurs parents (qui se retrouvent souvent à s’occuper de leur petits enfants). La plupart des familles rencontrées ont au moins un membre qui travaille à l’étranger. Sensibilisés à ces travailleurs népalais émigrés, si nombreux en Malaisie et à Dubaï, le fait que ces femmes puissent travailler près de chez elles, dans des conditions décentes et avec un salaire raisonnable nous encourage encore plus dans notre volonté à les faire travailler. C’est la raison pour laquelle nous faisons la promotions de ces objets encore méconnus en France et pourtant très à la mode dans de nombreux pays.


Maison népalaise

Maisons népalaises (périphérie de Katmandu).


Revenons à nos ateliers !

Comptage

Comptage des boules.

Nous sommes bien loin des unités de production mécanisées et quasiment dépourvues d’intervention humaine. Ici, le travail humain occupe la place principale. L’un des ateliers est en fait une grande maison typique népalaise avec ses 3 étages et son toit en terrasse. Chaque niveau est occupé par la fabrication d’un type de produit et le toit en terrasse sert à stocker la laine brute et à faire sécher le feutre au soleil… Un autre atelier de la région de Monkey Temple est en pleine restructuration, avec des maçons en train de monter leurs murs en brique qui côtoyaient sereinement les « travailleuses du feutre » affairées devant leur table. Une fois terminé, cet atelier permettra aux 50 employés d’y travailler plus efficacement et dans de meilleures conditions. Bien qu’ayant un climat tempéré, Katmandou a une saison froide et une saison avec de fortes précipitations qui peuvent rendre le travail difficile ou impossible (pour le séchage par exemple).


Les étapes de production :

  • La matière première : la laine est donc importée en gros de Nouvelle Zélande, teintées selon un nuancier d’environ 300 couleurs, puis revendue à diverses entreprises de transformation.

    Laine teintée

    Laine teintée

  • Le façonnage ; la laine brute est étiré en fines couches qui seront ensuite mises en forme selon les besoins (principalement en petites sphères). Lors de cette étape, la laine est abondamment mouillée et assouplie au savon. Toutes ces opérations se font à la main, les boules ne sont donc pas encore calibrées. Les autres formes sont réalisées autour d’un patron en linoleum, ou obtenues à l’emporte pièce dans une bande de feutre.

    Faconnage boules

    Façonnage des boules de feutre.

L’usage d’eau savonneuse étant systématique, il convient ensuite de rincer abondamment pour retirer les résidus de savon et les excédents de teinture. Après ces rinçages manuels, l’atelier dispose d’un gros tambour pour essorer le feutre qui sera finalement disposé quelques heures au soleil pour finir de sécher.

  • Le calibrage ; les boules sont de différentes tailles, selon les besoin, mais il est néanmoins nécessaire que toutes les boules destinées à un même objet soient de taille identique. Imaginons un dessous de tasse avec quelques boules de tailles supérieure ou inférieurs… la stabilité de la tasse ne serait plus assurées. Les boules sont donc calibrées par pression et roulage sur une table en métal, à l’aide d’une planchette de bois. L’ouvrière vérifie régulièrement que la taille de ses boules corresponde au gabarit pris comme modèle. Cette étape se fait avant le rinçage et donc avant le séchage.

    Roulage

    Roulage

    Rincage

    Rinçage

    Roulage

    Rinçage

    Roulage

    Roulage

    Couture boules

    Couture des boules en tapis.


     

  • La couture ; les différentes formes de feutres sont ensuite cousues les unes aux autres pour obtenir l’article désiré… Pour les dessous de tasses, dessous de plat ou tapis, les boules sont cousues en cercles concentriques ou en spirale pour les formes circulaires.

Cette description sommaire des différentes étapes ne permets pas réellement de se rendre compte du temps nécessaire à la réalisation d’un simple dessous de tasse, composé d’une soixantaine de petites boules de laine, de couleur variées, ensuite cousues les unes aux autres.


Du feutre, pour quel genre d’articles ?

Si vous avez déjà découvert nos dessous de tasse, peut-être vous demandez-vous ce qui peut également être réalisé en feutre ? Voici ci-dessous une liste non exhaustive des articles produits, que nous pouvons vous procurer sur demande.

  • Porte clés (petites boules de feutres cousues sur une boule centrale plus grosse).
  • Sac à main (en feutre façonné, découpé et cousu).
  • Petits chausson / chaussure pour bébé (en forme d’animaux… adorable !!).
  • Suspension pour chambre de bébé (décoration utile et cadeau original).
  • Panier ouvert, à chien ou à chat (en boules de feutre).
  • Panier fermé, à chat ou à lapin (tout en feutre mis en forme).
  • Colliers (original, coloré et très décoratif !).
  • Protège bouillotte (toute en feutre, diversement décorée).
  • Chausson / mules (en feutre mis en forme, avec ajout d’une semelle en cuir).
  • Boules de séchage pour sèche linge (réduit le temps de séchage, limite la consommation d’énergie et atténue l’électricité statique).

Cette liste n’est pas exhaustive et si ces différents articles vous ont donné envie de faire faire vos propres produits, n’hésitez pas à nous contacter.
Nous allons régulièrement au Népal et pouvons nous charger de superviser leur réalisation !


Découpe emporte pièce

Découpe à l’emporte pièce.

Conclusion…

Vous regarderez probablement d’un autre œil notre rubrique Népal et nous comptons sur vous pour faire connaître autant que possible ces produits totalement artisanaux. En plus de vous faire plaisir ou de faire plaisir à d’autres, vous prendrez part à un réel commerce équitable en contribuant à l’activité de personnes qui en ont vraiment besoin. Car au Népal, le sourire des personnes rencontrées ne doit pas nous faire oublier leurs réalités quotidiennes, des conditions de vie vraiment difficiles et une pauvreté d’où il est quasi impossible de se sortir…

Le thé Pu’erh / Puer ; son histoire et ses propriétés…

Un peu d’histoire : Le thé Pu’erh ou Pu’er est cultivé exclusivement dans la province du Yunnan. Il est largement consommé depuis la dynastie Ming (1368-1644). Sous cette dynastie, la route du Thé est centrée sur la ville Pu’erh et rayonne vers le reste de la Chine, le Tibet, le Vietnam, la Birmanie et la Thaïlande. Le pic de production de Pu’erh a eu lieu sous la dynastie Qing (1644-1912). Sous cette dynastie les meilleurs feuilles de Pu’erh étaient chaque années réservées à l’Empereur et expédiés du Yunnan à la citée interdite. Durant la célèbre route du Thé, le Pu’erh était échangé contre des chevaux.

Jusqu’au XXe siècle, encore une grande partie du thé qui atteignait le Tibet devait être transporté à dos d’homme. Des montagnes du Yunnan à celles de l’Himalaya, certains sherpas pouvaient porter jusqu’à 150 kg. Le thé était aussi sur certains tronçons chargé sur de longs cortèges de mules (et plus rarement par des chevaux). C’est de là que serait né l’habitude de compresser le Pu’erh, afin de rendre le transport plus aisé en diminuant l’espace pris par les feuilles de thé. Ce conditionnement était plus économique en évitant d’avoir recours à des caisses en bois, mais aussi plus résistant aux conditions difficiles imposés par un tel voyage.

Si le Pu’erh est particulièrement bien attesté depuis les Ming, des chercheurs font remonter son histoire à la dynastie des Han de l’Est (206 avant J.-C. – 9 après J.-C.), ce qui ferait du Pu’erh un thé bi-millénaire ! Pour l’Europe, l’histoire est plus tardive et remonte à la fin du XIXe siècle, quand en 1897 la France et l’Angleterre établissent des comptoirs à Si Mao (Pu’erh). C’est alors que sa popularité se généralise en occident. A Hong Kong dans les années 1930 les Dim Sum Yum Cha (salons de thé très populaire) se multiplièrent. C’est à cette époque que les fameux Dimsums (ou beignets à la vapeur tel que nous les connaissons aujourd’hui) firent leur apparition. Les chinois venus de la Bais de Canton avaient l’habitude d’y consommer du Pu’erh. Cette tradition se perpétue dans toutes les Chinese Food Court d’Asie du Sud-est où le thé chinois si bon marché est d’office un Pu’erh sombre.

En 1949 le gouvernement communique chinois normalise la production du Pu’erh en entreprises d’état ou coopératives. Le système de datation (date de production) est alors mis en place, mais ce n’est qu’entre 2005 et 2007 que son inscription sur les galettes se généralise.

Un thé de collection, par année, comme le vin ou les pièces de monnaies ?

Ce phénomène de collection est finalement assez récent ; l’engouement pour les thés de Pu’erh anciens remonte aux années 1980 (c’est aussi un moyen de thésaurisation et un investissement).

Car à la différence de la quasi totalité des autres thé, le Pu’erh est vivant et il peut se bonifier avec les années, comme le bon vin. La valeur marchande des thés âgés de Pu’erh à Hong Kong et à Taïwan augmente au minimum de 5% par ans, et parfois bien plus… Il arrive même pour des Pu’erh extrêmement rares que leur valeur puisse doubler tous les deux ou trois ans !

Si le Pu’erh peut se trouver en vrac, il est plus communément présenté sous forme de galettes, de briques ou de nids (Tuo Cha) de différentes tailles.

Ce thé est fabriqué à partir des classiques feuilles et des tiges du Camellia sinensis, mais il se distingue des autres thés (blanc, vert, oolong et noir etc…), car ses feuilles passent par un processus naturel de fermentation.

À la différence des autres thés (verts et noirs) qui doivent généralement êtres consommés dans l’année au risque de perdre toutes leurs saveurs, toutes leurs odeurs et toutes leurs vertus, un Pu’erh se conserve parfaitement plusieurs années.

Le puerh reste vivant et a besoin de respirer, les galettes sont donc simplement emballées dans du papier poreux qui les laisse respirer. Les meilleurs papiers artisanaux, sont produits à partir d’écorces d’arbres et de façon à être poreux ; c’est également un thème de collection très intéressant (après avoir bu le thé)…

 

Et quelles sont ses propriétés pour la santé ?

La médecine chinoise le considère comme un produit miracle, tant ses vertus sont nombreuses et intéressante pour notre santé et notre équilibre !

Il contient des niveaux élevés de polyphénols (flavonoïdes, catéchines et théaflavine), connus pour leur activité antioxydante. Selon certains manuscrits le Pu’erh a la capacité d’enlever le froid de l’organisme. Ce froid est à prendre dans le sens de la culture traditionnelle et de la médecine chinoise, où l’on attribue notamment aux aliments des propriétés chaudes ou froides (qui ont des actions différentes sur l’organisme).

La liste de des bienfaits et des propriétés du Pu’erh est longue mais en voici un échantillon :

  • Pour éliminer les toxines (le Pu’erh peut aider à décomposer et à éliminer les toxines corporelles et il élimine certaines toxines avant que notre corps ait le temps de les absorber).
  • Contre le cholestérol (il contribue à faire baisser le taux de cholestérol, à purifier le sang et à améliorer la sanguine).
  • Pour l’estomac (il favorise la santé de la rate et de l’estomac). En contribuant à l’équilibre des bactéries dans l’estomac et les intestins, il favorise une meilleure digestion. Il accélère aussi la récupération en cas d’intoxication et de grande fatigue (burn out par exemple).
  • Pour dissiper les effets de l’alcool (c’est impressionnant, quelques tasses de ce breuvage vous permettront de retrouver vos esprits et de passer une meilleure nuit). Certains le qualifient de Thé gueule de bois
  • Des propriétés anti-inflammatoires (le Pu’erh peut aider à atténuer les rougeurs, les gonflements et autres irritations). Il peut aussi aider à prévenir des signes de vieillissement et dommages causés par le soleil. Vous pouvez également l’utiliser comme tonifiant à vaporiser sur le visage (en le conservant au réfrigérateur).
  • Contre l’anxiété et pour favoriser le sommeil (l’acide gamma-aminobutyrique (GABA) trouvé dans le Pu’erh réduit les niveaux d’anxiété). On dit également que le Pu’erh favorise la production de mélatonine, qui aide à réguler notre sommeil.
  • Pour la santé des os (l’effet positif de Pu’erh sur le stress oxydatif et l’inflammation peut également améliorer la santé de nos os, en réduisant les risques d’ostéoporose).
  • Pour aider à gérer la glycémie. La gestion de votre glycémie est particulièrement importante si vous avez déjà du diabète ou si vous souhaitez le prévenir. Cela peut aider à faire baisser le taux de sucre dans le sang après les repas, moment auquel le taux de glucose va probablement augmenter.

 

  • Et le dernier pour la fin : le Pu’erh fait maigrir ! Ce slogan est largement utilisé comme argument commercial… pour vous aider à perdre du poids. Cette affirmation est largement diffusée sur Internet, comme toutes les recettes miracles du ventre plat. Il est vrai qu’après un bon repas le Pu’erh favorise une meilleure digestion des graisses. Selon un article de référence, si vous attendez 2 heures après avoir mangé, le pu’erh peut accélérer le processus de vidange gastrique, ce qui signifie que la graisse n’a pas beaucoup de temps pour être absorbée, ce qui contribue à réduire les lipides.

Si vous souhaitez plus d’informations sur ce sujet, voici un article intéressant et équilibré.

Notons que selon la médecine chinoise, les femmes enceintes ou qui allaitent devraient éviter de boire toutes sortes de thés.

img vrac

Puer ou Pu’erh dans l’échoppe d’un vendeur à Guangzhou (Chine).

 

Liens utiles, parmi tant d’autres :

Wikipedia ; Le thé pu-erh ou thé pu’er (chinois : 普洱茶 ; pǔ’ěr chá) est un thé post-fermenté (thé sombre)…

Un site canadien : REMEDES.CA Soins naturels.

Avec une liste non exhaustive de 21 propriétés du Pu’erh.

Et en prime une recette de thé glacé au Pu’erh.

Article en langue anglaise Why Tea Addicts Go Crazy for Pu-Erh ?

Et un dernier article « Les secrets du Pu’erh » sur La Presse.ca